Alimention et diabète

En France, deux tiers des diabétiques sont obèses ou en surpoids, et dans le monde, les épidémies de diabète les plus explosives concernent le diabète de type 2 et sont observées dans des populations rurales et actives devenues, en quelques années, urbaines et sédentaires.

    Les deux types de diabète sont concernés par une bonne hygiène alimentaire :
  • l’apparition du diabète de type 2 est lié au surpoids et à la sédentarité , dans un contexte génétique prédisposé : une alimentation contrôlée en graisses ( pas trop mais bien choisies) , assez de glucides ( « sucres » ) de bonne qualité , suffisamment de fibres est la clé de voûte de la lutte contre l’apparition du diabète de type 2 et l’élément déterminant de son traitement
  • dans le diabète de type 1, on ne peut pas parler de prévention par l’alimentation mais ces mêmes règles alimentaires facilitent l’obtention d’un meilleur équilibre glycémique ( mais dans ce cas , l’ajustement des doses d’insuline s’ajoute comme facteur d’équilibre)

Ainsi l’alimentation du diabétique reste encore trop souvent « un malentendu » : on entend encore des consignes comme « pas de féculents, abstention de certains fruits , réduction du pain « dans le diabète type 2 et pour le diabète de type 1 , parfois les mêmes idées avec en plus la consigne de consommer de façon obligatoire des féculents à chaque repas»
En réalité , diabète ou pas, les glucides sont le principal « carburant du corps » ( cerveau, muscles) et doivent être apportés à chacun en fonction des besoins ( plus ou moins de pain , plus ou moins de féculents etc. selon l’âge et l’activité) : les limitations excessives ou suppressions sont incorrectes
Quant à la règle « féculents à chaque repas » elle trouve son origine dans la pratique des insuline semi-lentes (de moins en moins utilisées) qui exigent des apports glucidiques fixes : dans ce cas les féculents à chaque repas sont une bonne consigne mais pas obligatoire puisque par le jeu des équivalences glucidiques on peut faire d’autres choix).
L’usage des insulines rapides actuelles n’exige plus ces apports glucidiques fixes.

Dans les deux types de diabète , l’enjeu est que les glucides soient bien utilisés par le corps grâce à une insuline (soit encore fabriquée , soit injectée) de qualité : or les graisses jouent un rôle majeur dans cette utilisation des glucides , c’est pourquoi on peut résumer les conseils alimentaires à « suffisamment de glucides bien choisis, un apport contrôlé de lipides bien choisis aussi ».
Ainsi, l’alimentation est une équation simple permettant de maîtriser son poids tout en participant à améliorer le taux de cholestérol et la TA pour les personnes, éléments qui sont particulièrement présents dans le diabète de type 2 et impliqués dans certaines complications liées à la maladie.
Et pas de panique ! Une alimentation saine et équilibrée n’est pas synonyme de restriction ni de privation. Bien au contraire ! Il suffit juste de connaître les aliments, de savoir les choisir et de planifier ses menus… En un mot, de modifier un tantinet ses habitudes.

Manger sainement, c’est préserver mon capital santé. Alice, 49 ans.