Voyager en toute tranquillité
Les vacances approchent et avec elles, l’envie de nouveaux horizons...
Durant le voyage
Parce que la dépense physique lors d’un voyage peut être importante, mais aussi parce que celui-ci peut jouer les prolongations, il est prudent de partir avec une glycémie pas trop basse et une collation en poche. En pratique, demandez conseil à votre diabétologue, car la réaction au stress du voyage est trop variable, parfois vous pouvez baisser légèrement votre insuline active pendant le voyage ou prenez un repas un peu plus copieux que d’habitude, surtout en cas de voyage supérieur à 6 heures. Et dans tous les cas, informez vos compagnons de voyage de votre diabète. Just in case*…
Je prends le volant
- Attention aux efforts intensifs liés au chargement/déchargement du coffre, au changement d’une roue crevée… surtout s’il fait chaud et que vous partez fatiguée.
- Faites une pause de 10 minutes au moins toutes les deux heures pour vous reposer (recommandations de la Sécurité routière), davantage en cas d’embouteillage ou de conditions de conduite difficiles (pluie, neige…). Mesurez alors votre glycémie et prenez éventuellement une collation.
- Si vous prévoyez de conduire longtemps, effectuez une glycémie préalable pour savoir où vous en êtes et prenez une collation à base de sucre à faible indice glycémique (pain si nécessaire…).
- Arrêtez-vous dès les premiers signes de fatigue et contrôlez votre glycémie.
- Évitez la conduite en solitaire et la conduite de nuit, plus fatigante et propice à l’endormissement.
- Gardez votre trousse médicale à portée de main (mais à l’abri de la chaleur et du soleil), et indiquez son emplacement à vos compagnons de route.
- Prévoyez en quantité suffisante collations et boissons, en cas d’embouteillages ou de panne.
Je voyage en train
Tous les TGV peuvent rester bloqués plusieurs heures au milieu d’un champ de colza. Et toutes les voitures restaurant ne sont pas nécessairement ouvertes ni suffisamment approvisionnées, même en période de pointe. Alors prévoyez de quoi prendre quelques collations, voire un repas complet.
J’opte pour l’avion
- Gardez votre trousse médicale (voir rubrique « Avant de partir ») en cabine, à portée de main. Les pertes de bagage ou les retards de vol n’arrivent pas qu’aux autres.
- Prévenez l’hôtesse de l’endroit où se trouve votre trousse et de la nécessité pour vous de prendre votre repas à une heure précise selon votre schéma d’insulinothérapie. Certaines compagnies aériennes proposent des plateaux diabétiques (ce n’est pas toujours le cas, mais cela ne doit pas constituer un frein au voyage); renseignez-vous au moment d’acheter votre billet.
- Buvez de l’eau régulièrement et en quantité suffisante (1 verre au moins toutes les 30 minutes), tant pour prévenir la déshydratation que le risque de phlébite.
« En avion, j’évite les phlébites »
Également appelée thrombose veineuse profonde, la phlébite est l’oblitération d’une veine (la plupart du temps au niveau des membres inférieurs) par un caillot sanguin. À terme et en l’absence de traitement, le risque majeur est l’embolie pulmonaire (par migration du caillot dans une artère pulmonaire). Parmi les facteurs de risque, on retrouve le voyage en avion de plus de 6 heures, mais aussi l’obésité, la grossesse (et la période qui suit l’accouchement appelée le post-partum), l’insuffisance veineuse, la prise d’un traitement hormonal substitutif ou d’une pilule contraceptive… L’âge avancé entre également en ligne de compte : le risque est vingt fois plus élevé après 75 ans qu’avant 40 ans.
Alors en pratique, que faire si on prend un long ou un moyen courrier ?
Également appelée thrombose veineuse profonde, la phlébite est l’oblitération d’une veine (la plupart du temps au niveau des membres inférieurs) par un caillot sanguin. À terme et en l’absence de traitement, le risque majeur est l’embolie pulmonaire (par migration du caillot dans une artère pulmonaire). Parmi les facteurs de risque, on retrouve le voyage en avion de plus de 6 heures, mais aussi l’obésité, la grossesse (et la période qui suit l’accouchement appelée le post-partum), l’insuffisance veineuse, la prise d’un traitement hormonal substitutif ou d’une pilule contraceptive… L’âge avancé entre également en ligne de compte : le risque est vingt fois plus élevé après 75 ans qu’avant 40 ans.
Alors en pratique, que faire si on prend un long ou un moyen courrier ?
- Éviter les vêtements trop serrés.
- Boire abondamment.
- Bouger les jambes et faire un petit tour dans le couloir dès que possible.
- Porter des bas ou des chaussettes de contention (recommandés dès 4 heures d’avion).
- Ne pas prendre d’aspirine de manière préventive.
Source : Société Française d’Angéiologie.
- Si vous portez une pompe, pour éviter de vous déshabiller, placez-la dans une poche facilement accessible pour passer les contrôles. Vous la repositionnerez après.
« Comment gérer le décalage horaire quand on est sous insuline ? »
Les décalages ne dépassant pas trois heures ne nécessitent pas d’ajustement thérapeutique. Au-delà, reportez-vous au protocole établi avec votre médecin avant le départ. Dans tous les cas, restez à l’heure française durant le vol, et vivez à l’heure du pays quand vous serez arrivée.
Les décalages ne dépassant pas trois heures ne nécessitent pas d’ajustement thérapeutique. Au-delà, reportez-vous au protocole établi avec votre médecin avant le départ. Dans tous les cas, restez à l’heure française durant le vol, et vivez à l’heure du pays quand vous serez arrivée.
- Vous voyagez vers l’Ouest: La journée est plus longue. Il faut généralement prévoir une injection d’insuline supplémentaire rapide assortie d’une collation. À l’arrivée, restez éveillée jusqu’au soir, heure locale. Le jour suivant, reprenez votre schéma thérapeutique habituel.
- Vous voyagez vers l’Est: La journée est plus courte. Il faut réduire votre dose d’insuline retard en fonction du protocole établi avec votre médecin.
Je compte naviguer
Anticipez et combattez précocement le mal de mer, car celui-ci, en plus de vous gâcher le voyage, peut devenir un facteur de déséquilibre glycémique. Mesures préventives et médicaments (parlez-en avec votre médecin) devraient pouvoir vous aider.
« Prévention et action contre le mal de mer »
- Évitez les trois facteurs favorisants (les trois F) : Fatigue, Faim, Froid. En conséquence, couvrez-vous et mangez un morceau avant de prendre la mer.
- Essayez de fixer votre attention (un point à l’horizon par exemple) et de rester actif pendant le voyage.
- Déstressez… Vous angoisser ne fera qu’accentuer le malaise.
- Si cela ne suffit pas, allongez-vous à l’intérieur du bateau, sur le sol, proche du centre de l’embarcation (point de gravité).
Pensez par ailleurs qu’un voyage peut être plus long que prévu et glissez dans vos poches de quoi tenir au moins deux collations.
Si vous faites une croisière de plusieurs jours, rapprochez-vous du service médical de bord s’il y en a un, ou prévenez l’équipage de votre maladie et de l’endroit où vous rangez votre trousse médicale.









