Les extras
Il y a plusieurs façons de faire des extras.
Fêtes de fin d’année… J’en profite aussi
Le cumul des écarts alimentaires lors d’un même repas ainsi que la répétition trop fréquente de ces écarts sont déconseillés en cas de diabète. Attention donc aux périodes de Noël et de Jour de l’an, sous le signe des cadeaux certes, mais également de la bonne chère. En règle générale, on conseille de ne pas dépasser un extra par semaine et de respecter dans l’intervalle une alimentation correcte. Alors comment gérer les fêtes de fin d’années. Les repas de fêtes sont plus ou moins faciles à gérer selon le traitement : pour les personnes non insulinotraitées ; il y aura quelques écarts peut-être préjudiciables aux glycémies mais sans gravité ; pour les personnes insulinotraités il y a le problème des horaires décalés et des repas qui durent longtemps.


Voici quelques conseils utiles


Les repas de fêtes


L’apéritif

Gardez en mémoire que l’alcool expose au risque hypoglycémique les patients insulinotraités et ceux qui sont traités par sulfamides hypoglycémiants;
 il est aussi  responsable de prises de poids.

Pour conserver le côté festif de l’apéritif, privilégiez plutôt les eaux pétillantes ou aromatisées, les jus de légume, les sodas allégés en sucre… Écartez les boissons dites sans alcool car, à défaut d’alcool, elles sont enrichies en glucides dont la quantité est difficile à estimer.

Si vous êtes concernés par le risque hypo et que vous tenez à prendre une boisson alcoolisée, accompagnez-la toujours d’un aliment sucré (petits biscuits, pain surprise …) et évitez les aliments riches en graisses n’apportant pas de glucides (cacahuètes, olives, saucisson, fromage…). Misez également sur les assortiments de légumes crus, très à la mode (attention néanmoins aux sauces d’accompagnement).  
Par ailleurs, souvenez vous de la dose d’alcool maximale recommandée, soit 2 doses par jour pour les femmes et 3 doses pour les hommes, ainsi que la limite légale de 0,5 grammes d’alcool par litre de sang si vous prenez le volant (insérer lien vers « L’invitation au restaurant ou chez des amis » encadré 1).

1 dose d’alcool = 10 g d’alcool = 10 cl de vin ou 25 cl de bière ou 2,5 cl de whisky.


Le repas

Le choix de plats et d’aliments est souvent plus vaste et vous permet de composer plus facilement votre menu que lors d’un dîner chez des amis.

Comme pour tout extra, gardez en mémoire que plaisir peut rimer avec équilibre. Appliquez alors les grands principes alimentaires valables pour une sortie au restaurant ou un dîner chez des amis (voir rubrique Bien manger, un style de vie). Et adaptez-les au côté exceptionnel des fêtes de fin d’année.
  • Autorisez-vous le foie gras, le saumon (riche en graisses insaturées) et les huîtres… en quantité raisonnable, pour le goût et le plaisir.
     
  • Accompagnez la viande ou le poisson de légumes verts en grande majorité (pour les féculents (ex : pommes dauphines ou  marrons) ajuster les quantités en fonction des cas (et estimez la quantité de glucides pour ajuster votre insuline rapide, si tel est votre traitement)
     
  • Goûtez les fromages en les accommodant d’une salade verte.
     
  • Côté dessert, faites-vous plaisir avec les bûches glacées, là aussi avec modération. Les glaces sont en effet riches en lipides, mais moins qu’une part de gâteau. Si possible, préférez leur plutôt les sorbets.

Enfin, si le cœur vous en dit, et pour compenser ces petits excès, faites suivre ce bon repas de quelques pas de danse, toujours salutaires pour la glycémie !


Comment gérer l’horaire et le traitement des repas décalés et les repas qui durent longtemps ?

  • pour les personnes non insulinotraitées : les traitements type sulfamides ou glinides sont pris au moment des repas : les excès liés à l’occasion de ces fêtes risquent  surtout d’entrainer  une tendance à l’hyperglycémie : éviter de répéter plusieurs repas copieux de suite ; contrôlez vous plus souvent  et pensez à pratiquer un peu de marche si possible
     
  • les personnes avec insulines semi-lente doivent demander conseil à leur médecin
     
  • les personnes avec insuline rapide auront intérêt à attendre d’avoir déjà mangé assez de glucides pour faire la quantité d’insuline rapide correspondante ;  puis  dans le meilleur  des cas continuer ainsi en fractionnant les doses (au pire faire la deuxième dose à la fin du repas)… Et ceci d’autant plus que le repas est gras :   un repas gras retarde la sortie des sucres de l’estomac et une insuline faite en début de repas expose à une hypoglycémie.
     
  • ne pas faire l’insuline au moment de l’apéritif, même si celui-ci contient des glucides : dans ce cas attendre d’avoir déjà consommé un peu de glucides du repas pour faire la dose d’insuline rapide correspondant à la quantité de glucides incluant celle de l’apéritif.
     

Si le repas est plus copieux ne faites surtout pas plus d’insuline sans avoir évalué  la quantité de glucides réellement consommée.


Retrouvez toutes nos recettes dans la rubrique « Recettes et menus du mois »


La soirée dansante  

Voir la rubrique « Je sors danser »


Et le chocolat ?

La plupart des  chocolats dits sans sucre sont plus gras et il n'y a aucun intérêt à les consommer ! garder le chocolat de son choix avec des règles de modération  ( 100g de chocolat correspondent à une part de gâteau et on peut se faire plaisir en en mangeant moins:

D’une manière générale, au moment des fêtes de nouvel an, restez modéré sur la consommation de chocolat: une papillote ou un chocolat apporte 10g de graisses (certains 20g) …Sachant qu’une journée ne devrait pas en apporter plus de 80g aliments et assaisonnement compris.
Consommez plutôt les chocolats en fin de repas en restant modéré plutôt que sous forme de grignotage.

Et la grasse matinée du lendemain ?

Si vous êtes sous traitement oral, il est possible pour certains types de comprimés de décaler leur prise au repas de midi. Pour plus de détails, parlez-en à votre médecin.

Si vous êtes sous insuline, tout dépend de votre traitement. Si votre insuline lente est habituellement administrée à midi et le soir, vous pouvez dormir… jusqu’à midi. Et vous effectuerez votre première injection d’insuline rapide au moment de votre premier repas. En revanche, si vous administrez votre insuline lente le matin, vous ne pourrez, là aussi, pas faire autrement que de respecter votre schéma thérapeutique habituel.

Au réveillon, j’allie plaisir et équilibre… Et je profite de la fête comme tout le monde.
Hélène, 35 ans.