Si vous ne pouvez pas agir sur certains facteurs de risque cardiovasculaires, notamment ceux dits « constitutionnels » (âge, sexe, hérédité), bon nombre d’entre eux restent dépendants de votre mode de vie, en particulier pour les diabétiques de type 2. En d’autres termes, la balle est dans votre camp si vous voulez minimiser votre risque de complications. Car n’oublions pas qu’à ce jour les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde. Mais aussi que 90 % d’entre elles sont aujourd’hui prévisibles. 1
Suivez les recommandations du Plan National Nutrition Santé.
Adoptez également une hygiène de vie optimisant ces règles de bonne conduite alimentaire.
Source : Étude Inter Heart
Nul besoin de viser les prochains Jeux Olympiques pour se maintenir en forme. La bonne dose ? 30 minutes de sport 3 fois par semaine au minimum. Ou 30 minutes d’activité physique tous les jours si vous ne faites pas de sport. L’objectif ? Lutter contre le surpoids et le mauvais équilibre lipidique (quelques kilos en moins améliorent déjà sensiblement les niveaux de triglycérides et cholestérol dans le sang), et entretenir votre corps et votre cœur. Tout en faisant barrière au stress identifié scientifiquement comme un facteur de risque cardiovasculaire avéré. Parlez-en à votre médecin pour savoir si des tests cardiaques sont nécessaires avant reprise de sport, en particulier. Il vérifiera aussi vos pieds, votre tension artérielle, ...
Alors pratiquez une activité physique quotidienne au moins 30 minutes par jour (recommandation du Plan National Nutrition Santé). Que vous pourrez fractionner à votre guise tout au long de la journée.
En cas de surpoids important, mieux vaut pratiquer un sport ménageant les articulations (dit « en décharge »). Le meilleur d’entre eux : la natation. Si vous ne souhaitez pas aller à la piscine, le vélo (d’appartement si vous êtes citadine) est également un très bon choix.
Plus vous fumez, plus votre risque cardiovasculaire est élevé. Et cela commence dès la première cigarette1.
En effet, le tabac présente de nombreux effets négatifs sur l’appareil cardiovasculaire.
Sans parler du risque accru de certains cancers (poumon bien sûr, mais également sphère ORL et vessie).
Attention ! Le tabagisme passif (vous ne fumez pas mais vous vous trouvez en présence de fumeurs) augmente lui aussi le risque cardiovasculaire.
… Et ceci, qu’il s’agisse de cigarettes light ou non, avec filtre ou sans, de pipe, de cigare ou de cigarette « roulée ».
Source : Etude Inter Heart
De nombreuses techniques (acupuncture, thérapie comportementale et cognitive ou TCC…), médicaments et substituts nicotiniques peuvent vous aider dans votre projet de sevrage tabagique. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.
En cas d’apparition de l’un des signes suivants, consultez sans attendre votre médecin.
Les maladies cardiovasculaires les plus fréquentes sont l’infarctus (oblitération d’une artère coronaire par un caillot sanguin) et l’accident vasculaire cérébral ou AVC (caillot ou hémorragie dans la zone cérébrale). Les deux représentent une situation d’urgence absolue. L'infarctus peut être silencieux chez le diabétique. Un déséquilibre glycémique peut alors être l'élément dominant du taleau, sans douleur.
1 - Etude Interheart. The Lancet. 2004. 2 - Annual conference on cardiovascular disease. Epidemiology and Prevention. Mars 2009. 3 - Fédération International du Diabète. 2005.