Le suivi gynécologique d’une femme fait partie intégrante de sa santé. Des premières règles à la ménopause, en passant par les grandes étapes de la vie féminine que représentent la contraception ou la conception d’un enfant, le corps de la femme est soumis à de nombreux changements qu’il est bon de surveiller. Assuré par le gynécologue, interlocuteur privilégié et préféré des femmes dans ce domaine (mais aussi parfois par un généraliste averti), le suivi gynécologique de la femme diabétique est une composante importante de la surveillance de la maladie. Bien souvent d’ailleurs, elle doit engendrer une collaboration étroite entre le gynécologue et le médecin en charge du diabète.
L’observation de son cycle est une notion très importante pour toute femme, et peut-être encore davantage quand on souffre de diabète. Tant, en raison de l’influence possible des hormones sur la maladie, qu’en cas de projet de grossesse qu’il va alors falloir préparer en conséquence. Connaître son cycle, c’est aussi mieux maîtriser sa vie sexuelle et ses dysfonctionnements éventuels. Enfin, s’intéresser à son cycle c’est en quelque sorte prendre soin de sa féminité, de son corps et de sa vie de femme dans ce qu’elle a de plus spécifique.
Premier jour des règles, premier jour de cycle Le cycle est le nom donné à la période commençant du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes. Sa durée varie entre 27 et 30 jours. À chaque cycle, une ovule est développée par les ovaires sous l’impulsion des hormones féminines : les oestrogènes et la progestérone. L’ovulation intervient le plus souvent vers le 14e jour. Tout comme la durée du cycle, cette période d’ovulation est propre à chaque femme et peut être soumise à de nombreuses irrégularités. Dans tous les cas, dès lors que l’ovule est expulsée de l’ovaire et qu’il y a eu rapport sexuel, il peut y avoir fécondation et donc grossesse.
La glycémie sous l’influence du cycle féminin Les changements hormonaux mensuels peuvent influencer la glycémie. Selon une étude, les femmes ayant des cycles menstruels irréguliers présenteraient environ 2 fois plus de risque de développer un diabète de type 21, en particulier si ces femmes sont déjà en surpoids. L’hypothèse retenue par les scientifiques ? Les irrégularités du cycle menstruel pourraient être un marqueur d’anomalies métaboliques associées. Chez les adolescentes diabétiques de type 1, la puberté (donc la sécrétion d’hormones féminines) entraîne un besoin accru en insuline et certaines femmes constatent, au cours de leur vie, une modification récurrente de leur glycémie pendant les règles.
Les troubles du cycle sont le plus souvent bénins. En cas de récurrence ou de troubles importants (règles hémorragiques, absence de règles sur une longue période), mieux vaut consulter votre médecin afin d’écarter toute cause organique.
Cycle menstruel et diabète En général un diabète bien équilibré ne perturbe pas les cycles menstruels. Certaines femmes diabétiques constatent néanmoins qu’en fin de cycle, avant les prochaines règles, voire au début de celles-ci, leurs glycémies ont tendance à monter et nécessitent plus d’insuline. Ce paramètre fait alors partie des spécificités propres à chacune qu’il est bon d’intégrer dans sa stratégie thérapeutique. 1 – JAMA. 21 Novembre 2001.