Sport et activité physique
Activité physique régulière et alimentation équilibrée sont les facteurs clés d’une bonne hygiène de vie. Et d’un bon équilibre de la maladie diabétique, au même titre qu’un traitement médicamenteux.
Je gère l’après-sport
Votre séance d’aérobic, de course à pied ou encore le ménage est terminé et vous n’avez pas fait d’hypoglycémie. Tout n’est pas joué pour autant. Car celle-ci peut intervenir à distance de la séance sportive, voire pendant la nuit. Vigilance et surveillance glycémique sont alors de rigueur, avec parfois une adaptation nécessaire des doses d’insuline.


Je récupère

Comme l’échauffement, les étirements sont importants et s’intègrent très bien à la récupération (retour de la fréquence cardiaque à son niveau habituel). Le principe ? Étirer chaque muscle sollicité en partant du haut du corps pour finir par le bas. Cou, épaules, bras, doigts, dos, abdominaux, jambes… Prenez le temps de détendre chaque partie de votre corps en respirant profondément. Et en respectant toujours un principe fondamental : éviter de pratiquer simultanément les deux mouvements antagonistes que sont l’étirement et la contraction.


Je détecte l’hypoglycémie retardée

Après une séance de sport, votre organisme a épuisé ses réserves de sucre. Il faut donc à la fois les reconstituer mais aussi adapter l’insuline qui vise à les limiter. Car, vertu du sport valable aussi après l’effort, l’action de l’insuline persiste encore pendant quelques heures.

Si vous êtes traitée par insuline, le risque d’hypoglycémie perdure plusieurs heures après la séance sportive. Ce risque est d’autant plus important si les doses d’insuline préalables n’ont pas été diminuées ou s’il n’y a pas eu d’apport glucidique supplémentaire.


J’adapte ma dose d’insuline


La plupart du temps, il est conseillé de diminuer la première dose d’insuline après l’effort. Toutefois, certains sports intensifs de courte durée (squash, sprint…) peuvent provoquer dans un premier temps une hyperglycémie paradoxale (voir rubrique « Je dose mon activité physique »). Impossible donc d’édicter une ligne de conduite générale, la mesure régulière de votre glycémie restant le meilleur indicateur.

La plupart du temps, une diminution de la dose d’insuline rapide, voire basale, s’avère nécessaire après le sport, ainsi que la prise d’une collation juste avant de dormir. Ce qui fait qu’une glycémie à 1g/l, satisfaisante en temps normal, peut présenter un risque d’hypoglycémie ultérieure et nécessiter une collation glucidique avant d’aller se coucher.

Dans tous les cas, surveillez à intervalle régulier votre glycémie après la séance et jusqu’au coucher, et suivez les préconisations thérapeutiques de votre médecin.


Je me repose

Canapé, bain (souverain contre les courbatures !)… Vous avez bien mérité un repos salutaire. Car, comme l’échauffement, le repos fait, lui aussi, partie de l’activité sportive. Sentez-vous fière de vous-même, quand bien même les objectifs que vous vous seriez fixés ne sont pas totalement atteints. Car, souvenez-vous, le but est avant tout de rester en forme face à la maladie, pas de viser les prochains Jeux Olympiques.


Même après le sport, je traque l’hypoglycémie… Jusqu’au bout de la nuit.
Valentine, 37 ans.