Certains épisodes de la maladie peuvent parfois s’avérer silencieux. Par exemple, les deux situations aigues du diabète - les hypoglycémies et les hyperglycémies sévères - peuvent être dans certains cas asymptomatiques. C’est pourquoi la surveillance des glycémies capillaires, quand elle a été prescrite s’avère indispensable soit quotidiennement quand il y a insuline, soit dans les situations à risque pour les diabétiques de type 2 non insulinotraités (voir chapitre « hyperglycémie » en particulier).
- Pour les personnes sous insuline, cette autosurveillance doit être optimale et pluriquotidienne car elle permet d’adapter plus finement les doses et de gérer efficacement les situations susceptibles de faire varier la glycémie (activité sportive, repas de fête…).
- Pour les personnes qui ne sont pas sous insuline, l’autosurveillance relève du protocole thérapeutique établi par le médecin en fonction des caractéristiques individuelles.
Également appelée « rémission », la lune de miel est une période trompeuse pendant laquelle le diabète de type 1 donne tous les signes d’une guérison (le pancréas se remet à fonctionner pendant une courte durée). Elle intervient généralement après le dépistage de la maladie et dés la mise en place du traitement par insuline.
Les éléments de l’autosurveillance
1. La glycémie : selon protocole médical
La glycémie est la mesure du taux de sucre dans le sang. D’une fois par semaine à plusieurs fois par jour selon le type de diabète (conseillée au moins 4 fois par jour pour les diabétiques de type 1), la surveillance glycémique s’intensifie en cas de déséquilibre glycémique ou de l’existence de risques (maladie, sport, repas de fête…), ainsi que dans certaines situations particulières (grossesse…). Dans tous les cas, elle relève en premier lieu du protocole thérapeutique élaboré par le médecin et s’adapte au quotidien en fonction des besoins.
Prioritairement effectué par prélèvement capillaire (voir rubrique « Les bons gestes de la glycémie capillaire » ), elle peut être grossièrement évaluée par bandelette urinaire (solution de secours).
- À jeun au réveil et avant les 2 principaux repas.
- En post-prandial soit 2 heures après le début d’un repas, et notamment au coucher pour éviter les problèmes pendant la nuit.
- Vers 17-18 h si vous êtes sous antidiabétique oral, heure d’action maximale des molécules actuelles.
- Avant de vous endormir si vous êtes un couche-tard et que votre dîner est déjà loin derrière vous.
Les objectifs glycémiques sont définis par votre médecin en fonction de vos particularités personnelles. Toutefois, des valeurs indicatives existent par type de diabète.
| Glycémie à jeun | Glycémie post-prandiale | |
| Diabète de type 1 | 0,7 à 1,2 g/l | < 1,6 g/l |
| Diabète de type 2 | < 1,8 g/l |
 








