Aujourd’hui, il existe deux types d’insulinothérapie. L’insulinothérapie conventionnelle qui comporte 2 à 4 injections par jour, et, depuis quelques années, l’insulinothérapie fonctionnelle. L’objectif de cette dernière ? Reproduire la sécrétion naturelle d’insuline du pancréas en adaptant le schéma insulinique d’un malade à ses besoins spécifiques. Une technique s’adressant aux associations d’insulines lente et rapide, et qui peut prendre la forme de multi-injections (4 à 6 par jour) ou s’effectuer par l’intermédiaire d’une pompe à insuline.
Un schéma thérapeutique en trois temps
L’insuline basale. C’est l’insuline qu’il faut pour vivre, tant en quantité qu’en mode d’action. En pratique, il s’agit d’une insuline appelée « retard » ou, sur les pompes à insuline, du débit de base de la pompe. Cette insuline basale permet notamment de maintenir une glycémie normale et régulée entre les repas, ainsi qu’au cours de la nuit.
L’insuline prandiale. C’est l’insuline qui permet de continuer à maintenir l’équilibre glycémique de l’organisme après chaque repas ou collation. Ces insulines ont une action rapide et sont libellées « bolus » sur les pompes à insuline. Elles sont déterminées sur la base d’un repas-test visant à quantifier la dose d’insuline nécessaire à un individu pour compenser ses prises alimentaires.
L’insuline de correction. Constituée par ces mêmes insulines à action rapide, c’est l’insuline qui permet de « soigner » un déséquilibre ponctuel dû par exemple à un écart alimentaire.
Un équilibre glycémique accru
Tout diabétique de type 1 peut avoir recours à l’insulinothérapie fonctionnelle à condition qu’il soit déjà quelque peu expérimenté dans la gestion de son diabète. En effet, si les glycémies capillaires restent l’étalon de base pour le dosage de l’insuline, les sensations, impressions et connaissances propres à chaque diabétique ont également toute leur place dans cette technique. C’est notamment le cas pour la diététique, où, en un coup d’œil, le malade juge de l’apport glucidique de son repas et modifie « au jugé » son insuline prandiale. Un bon moyen d’apprendre de manière concrète la valeur glucidique de chaque aliment.









