Être à l’aise dans sa vie de diabétique, c’est se donner toutes les chances pour l’être aussi dans sa vie sociale. L’acceptation de la maladie est un processus d’apprentissage lent et progressif s’appuyant sur l’expérience. D’où la nécessité, dès que possible, de confronter sa maladie au monde extérieur. En un mot, de se mettre à l’épreuve en tant que diabétique afin d’effectuer les réajustements nécessaires.
La maladie diabétique impacte votre vie sociale de différentes manières.
D’une manière générale, la relation que vous entretenez avec vous-même est l’un des premiers indicateurs permettant d’appréhender la relation que vous allez entretenir avec le monde extérieur en tant que diabétique. Si votre relation avec celui-ci n’était pas simple avant la maladie, le diabète risque naturellement d’accroître cette difficulté.
De nombreux diabétiques dénoncent une forme de stigmatisation de la maladie, voire de discrimination. Tant en ce qui concerne le diabète de type 2 pour lequel le surpoids ou la surcharge pondérale peut poser un problème dans le regard des autres, que pour le diabète de type 1 souvent assimilé à une forme de handicap (interdiction de passer certains permis de conduire, d’accéder à certains loisirs…)
Face à cette situation, certains partent en croisade et se battent pour faire entendre leurs convictions, d’autres vont au contraire subir en silence.
Les associations de patients et/ou d’usagers de soins sont notamment nés de ce genre de constat. Consacrées en 2002 par la « Loi relative au droit des malades et à la qualité du système de santé », elles représentent aujourd’hui des acteurs importants dans l’information et le soutien aux malades.
Les associations de patients, parfois appelés associations d’usagers de soins, sont des groupements de malades organisés autour d’une pathologie ou d’une cause commune. Information, soutien, revendication… Elles offrent un appui identitaire sur la maladie. Si ces groupements conviennent à certains, ils représentent pour d’autres une sorte d’entrave au fait d’exister en dehors de la maladie. Choisir d’adhérer ou non à une association relève donc d’une démarche très personnelle. L’objectif étant encore une fois de privilégier votre mieux-être et votre équilibre.
Les associations au service des malades
Nous avons l’illusion naturelle et humaine de penser que l’on peut être compris des autres. Or, dans la réalité, rares sont les situations où cette idée reçue s’avère réaliste.
Ceci ne signifie pas pour autant qu’il faille s’écarter de toute vie sociale car la vie en collectivité est une nécessité pour chacun d’entre nous. Il ne peut être question, sous prétexte que l’on présente un caractère « différenciant » comme le diabète, de se mettre en retrait de la société. Aussi, vivez pleinement votre vie au milieu des autres… Avec quelques garde-fous cependant :
Plus le stress lié à la maladie est conscient et extériorisé, moins il va faire symptômes et donc déséquilibrer votre diabète. Toutefois, à vous de savoir avec qui vous avez envie de parler de votre maladie.