S’il n’y a pas de causes organiques aux troubles sexuels que vous ressentez, d’où vient alors ce je ne sais quoi qui amoindrit désir et épanouissement au sein de votre couple… Réponse : le stress. Champion des pannes sexuelles, le stress a un impact très fort sur la sexualité en général. Et les diabétiques, avec leur lot d’anxiété, de doutes, de déprime parfois, n’échappent malheureusement pas à la règle.
La solution ? Adopter autant que possible la zen attitude et n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Depuis votre maladie, les choses ne sont plus comme avant. Moins d’envie, moins d’effet… Certes il y a les désagréments physiques liés au diabète, mais ce n’est pas tout. Cette dernière a peu à peu modifié les relations au sein de votre couple sans que vous vous en rendiez vraiment compte… N’attendez pas que ces troubles sexuels s’installent pour en parler avec votre compagnon et votre médecin. Car si on estime qu’une femme diabétique présente deux fois plus de risque de dysfonctions sexuelles qu’une femme non diabétique, ces dernières ne sont ni systématiques, ni définitives.
Je règle les petites gênes physiques
Stress, complication neurologique de la maladie… La sécheresse vaginale est due à un défaut de lubrification et rend les rapports désagréables voire douloureux. Utilisez un lubrifiant spécifique pour pallier ce désagrément, à la fois simple d’utilisation et tout à fait compatible avec les préservatifs.
Les femmes diabétiques dont la glycémie est mal équilibrée sont par ailleurs plus sujettes que les autres aux infections vaginales. Les mycoses vaginales sont une des plus fréquentes infections de ce type. Gênants voire douloureux, ces champignons ne présentent néanmoins aucune gravité et se soignent facilement à l’aide d’un traitement local voire général adapté.
Quant à la baisse du désir et/ou du plaisir sexuel, les causes sont multiples et d’origines diverses. Certes, elle peut être constatée lors de la ménopause ou en cas de neuropathie diabétique par exemple, mais bien souvent il s’agit plutôt d’une souffrance psychique (baisse de l’estime qu’on se porte ou de la confiance en soi, soucis, déprime…) qui s’extériorise via la sexualité, comme elle pourrait le faire avec le sommeil, l’appétit ou l’humeur. Certains médicaments, dont les antidépresseurs (ce qui complique encore parfois le problème), peuvent également avoir une influence sur le plaisir et la libido.
Tabous sociaux, éducation, croyance, religion… La première difficulté en matière de troubles sexuels est souvent juste d’amorcer le dialogue. Pourtant, il est très important de livrer vos appréhensions et vos sentiments à votre compagnon, à la fois pour qu’il interprète correctement vos changements de comportement éventuels, mais aussi pour trouver avec lui des solutions adaptées. Verbaliser ses troubles contribue par ailleurs à faire naître naturellement des solutions. Et il suffit parfois d’un rien pour débloquer une situation qui vous semblait de prime abord insurmontable.
Comme chez nos homologues masculins, la neuropathie diabétique, c’est-à-dire l’altération de la commande nerveuse due à la maladie, peut influer - voire diminuer - vos sensations. Si tel est le cas, vos pratiques d’hier doivent évoluer pour s’adapter à ce contexte nouveau. Parlez-en avec votre compagnon afin d’essayer de trouver, ensemble, un nouveau mode de relation satisfaisant.
Le bien-être sexuel fait partie de la santé en général, et votre médecin est habitué à le prendre en charge. Vous pouvez donc lui exposer vos problèmes en tout tranquillité. Par ailleurs, l’entretien médical va permettre de différencier les causes organiques des causes psychiques.
De manière générale, donnez-vous le temps de préparer cet entretien afin d’en optimiser les résultats. L’Association pour le Développement de l’Information et de la Recherche sur la Sexualité (ADIRS) préconise vivement ces échanges patient-médecin et prodigue quelques conseils simples et intelligents pour faire de votre consultation médicale un vrai moment d’échange.
Prenez spécialement rendez-vous avec votre médecin pour lui parler de vos troubles sexuels. Le temps dont vous allez avoir besoin couvrira largement à lui seul une consultation.
Utilisez un langage aussi factuel que possible et bannissez les images et sous-entendus que vous seule risquez de comprendre. Des mots comme érection ou lubrification ne présente aucune vulgarité et ont le mérite d’être clairs pour tout le monde.
Insistez sur l’importance que le problème que vous évoquez représente pour vous. Tout le monde n’attache pas la même importance à la sexualité et votre médecin ne fait pas exception à la règle.
Source : ADIRS.