Le suivi régulier de votre maladie par un médecin est fondamental pour garantir son bon équilibre. Afin d’optimiser cette visite, n’hésitez pas à la préparer. En fournissant les chiffres de votre autosurveillance glycémique bien sûr, mais également en portant à sa connaissance tout élément pouvant l’aider à ajuster au mieux votre traitement. Une relation productive, qui pourrait l’être encore davantage dans les années à venir avec les perspectives de la télémédecine.
Sur un simple carnet (accéder au module des carnets d'autosurveillance Accu-Chek) ou à l’aide d’un logiciel dédié à cet effet (voir chapitre « Je surveille ma maladie »), répertoriez scrupuleusement toutes vos mesures glycémiques, date et heure à l’appui.
En regard des chiffres de votre glycémie, notez ce que vous avez mangé, en quelle quantité, à quelle heure et dans quelle condition (maison, déjeuner de travail au restaurant, dîner chez des amis…). Indiquez également les variations de votre glycémie (hypo et hyperglycémie), leur circonstance et les mesures que vous avez prises pour les corriger. Inscrivez enfin les différents événements qui ont rythmé votre journée (pot entre amis, séance de sport, effort particulier, stress, infection…), car ceux-ci ont une influence sur votre glycémie et peuvent expliquer certains déséquilibres. En plus d’aider votre médecin dans le suivi de votre maladie, ce relevé vous permettra d’apprendre progressivement à mieux vous connaître et à maîtriser l’incidence de votre mode de vie sur votre organisme. Lors de la consultation, amenez avec vous les résultats reflétant au moins vos deux dernières semaines.
Puis-je continuer à manger ce plat dont je raffole ? Comment dois-je gérer tel problème induit par la maladie ? Que faire si je dois voyager ?... Toutes ces questions viennent souvent au fur et à mesure. Notez-les en annexe de votre carnet et abordez-les lors de votre prochaine consultation médicale.
Par ailleurs, les différents éléments notés sur votre carnet d’autosurveillance feront naître spontanément des questions complémentaires qui viendront naturellement « nourrir » la consultation (taille des portions alimentaires, rythme des séances de sport…).
Médecin généraliste ou diabétologue, le médecin de référence de votre diabète effectue une surveillance régulière d’un certain nombre d’éléments clés. Globalement, vous devez consulter votre médecin au minimum tous les trois mois.
Votre médecin fixe les objectifs glycémiques qui vous sont propres, également appelés valeurs glycémiques de référence, et met en place et/ou adapte le traitement qui vous est le plus approprié.
Imaginez un monde où vous n’auriez plus besoin de calculer vos doses d’insuline. Où vous resteriez connectée en permanence avec l’équipe médicale qui vous suit. Où vous recevriez sur votre Smartphone ou votre PDA l’ajustement de votre traitement suite à la transmission automatisée de vos résultats glycémiques. Où, enfin, les partenaires de votre diabète pourraient discuter entre eux sans bouger de leur bureau, par simple visioconférence. Magique ? Non, simplement informatique. C’est ce que l’on appelle la télémédecine.
Cette petite révolution dans le suivi des patients diabétiques traités par insuline est actuellement en phase finale d’expérimentation et montre d’ores et déjà des perspectives prometteuses. Salué par le Président de la république ₁ et plébiscité par Bruxelles, le système est pour l’heure gratuit mais devrait, à terme, coûter au patient entre 250 et 300 euros par an (cette fourchette budgétaire est une estimation).
Enfin, pour être opérationnelle, la télémédecine nécessite la présence d’un professionnel de santé, parmi lesquels figure nécessairement un médecin.
Source : Article L. 6316-1. Loi HPST
Déjà utilisée par plusieurs SAMU (comme celui de Belle-Île en Mer pour éviter les transferts inutiles vers le continent) ainsi que certains centres hospitaliers (Hôpital Bichat à Paris), la télémédecine pourrait peut-être à terme, suppléer les problèmes de démographie médicale
1 – « La télémédecine, c’est l’avenir ». Déclaration de Nicolas Sarkozy lors de ses vœux aux professionnels de santé. 9 janvier 2009. Source : Le Monde du 01/09/2009.