Anecdotes, tranches de vie, partage d’expérience… Cette rubrique est la vôtre.
Témoignages au quotidien
Surprise
je viens d'apprendre depuis quelques mois que je suis diabétique, j'ai encore du mal à l'accepter par moment
Maryvonne, 58 ans, BLERIOT-PLAGE (62)
diabetique heureuse
Message je suis diabetique insulino-dépendante depuis 1966
jacqueline, 61 ans, tonnay-charente (17)
diabetique heureuse (suite)
je complète mon message ; diabetique depuis 1966, je suis en retraite depuis 2003, mais je n'ai jamais cessé de travailler depuis l'âge de 15 ans, même si à 18 ans, mon diabète s'est déclaré ; je mange de tout en faisant attention, mais c'est surtout pour ne pas prendre de poids ; je sors, je m'amuse, je danse et j'espère continuer encore longtemps
jacqueline, 61 ans, tonnay-charente (17)
Martine,57 ans
C'est en se connectant avec d'autres diabétiques que l'on se trouve plus fort.
martine, 57 ans, FAINS (27)
« Le diabète n’est pas une privation, c’est une opportunité »
Je ne mange pas de sucreries parce que c’est mauvais pour ma ligne. Le diabète n’a rien à y voir. Je suis très branchée diététique car je suis convaincue que la santé et la jeunesse passent aussi par une bonne alimentation et pas uniquement par des cosmétiques (même si j’aime bien çà également). Pilpil, quinoa… À la maison, on goûte à tout. Mes enfants ne sont pas diabétiques, mais par souci pour leur santé, je ne leur ai jamais proposé de sucreries. Je leur en donne juste quand ils me le demandent… C’est-à-dire pratiquement jamais parce qu’ils n’aiment pas çà. Je crois que le goût pour le sucre s’éduque, comme le reste. Et c’est à nous, parents, de rester vigilants et d’inculquer de bonnes habitudes alimentaires à nos enfants afin qu’ils ne viennent pas grossir les rangs des futurs diabétiques de type 2. De nos jours, je pense que c’est l’un des grands services que l’on peut leur rendre
Aurélie, 39 ans, Nantes (44)
« Si on s’accepte en tant que diabétique, les autres acceptent aussi »
Au travail, je me suis souvent désintéressée de mon diabète. J’occultais la maladie tout en vivant avec. Toujours occupée, j’attendais de me sentir mal avant de réagir. Je me rendais bien compte que je n’étais pas efficace, mais c’était une façon de la gommer. Et puis un jour, j’ai fait un coma hypoglycémique. C’est le seul que j’ai fait de toute ma vie. C’était après une journée de travail ressemblant à beaucoup d’autres. J’avais bien senti que çà n’allait pas mais je n’y avais pas prêté attention. Arrivée en bas de chez moi, je n’ai pas réussi à garer ma voiture. Heureusement j’ai réussi à rentrer à la maison… Juste à temps pour m’écrouler. J’ai eu très peur. Une fois revenue à moi, je n’arrivais plus à bouger mon bras. J’ai cru que j’étais paralysée. Je pense que ça n’a duré que quelques minutes mais çà m’a paru une éternité. Je me souviens n’en avoir même pas parlé au médecin qui était là, tant j’étais angoissée. Et puis c’est revenu. Progressivement. Même si on ne se le dit pas, il faut garder à l’esprit qu’on est malade et ne pas faire comme si ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, je ne vois plus les choses de la même manière. Une hypo est fatigante et la fatigue est déprimante. De plus, même si les mentalités ont évolué, dans la logique qui est devenue celle de notre société, il ne faut pas que les baisses de régime ne se reproduisent trop souvent au travail. Je fais mes glycémies au bureau. Je ne m’isole que pour les piqûres, et encore, plutôt pour les autres. Parce que j’ai compris qu’il valait mieux perdre quelques minutes à prendre une collation au bon moment, que de reculer une échéance… De toute façon inévitable
Michèle, 50 ans, Grenoble (38)
« Ce n’est pas si difficile de gérer travail et diabète »
J’ai informé mon employeur de mon diabète à l’embauche. Rien ne m’obligeait à le faire, mais j’ai pensé que ce serait un bon test pour voir avec qui j’allais travailler. Et je ne l’ai pas regretté. Ça fait 10 ans que je suis dans la même société et tout se passe bien. J’ai un lecteur au travail, je mesure ma glycémie quand j’en ai besoin et je prends du sucre dans ma poche avant une réunion. En fait, je surveille et je gère mon diabète comme à la maison
Blandine, 38 ans, Paris (75)
« Trop souvent encore, le diabète est « surtaxé » »
Le diabète ne pose pas vraiment de problème dans la vie de tous les jours. Excepté dans certains cas. Plus jeune, il m’a empêché d’être chef de gare, poste pour lequel j’avais été retenu jusqu’à ce que l’on me demande pourquoi je n’avais pas fait le service militaire… et que je réponde en toute franchise. Quand j’ai voulu emprunter pour acheter ma maison, j’ai dû prendre le minimum légal en matière d’assurance ce qui représente quand même près de 1 200 euros par an. Sans compter le temps et l’énergie que j’ai mis à monter un dossier pour lequel j’ai dû passer près d’une dizaine de visites médicales