Plus grande liberté, meilleur contrôle glycémique… Les avantages sont nombreux au quotidien et font de cette technique l’outil privilégié de certaines situations pour lesquelles le suivi du diabète doit être des plus rigoureux (enfant, femme enceinte…).
Aux dires de nombreux utilisateurs (voir rubrique « Paroles de diabétiques »), une fois que l’on a utilisé la pompe à insuline… elle est irrémédiablement adoptée. Prenez le temps de la réflexion, parlez-en à votre médecin… Et n’oubliez pas que votre choix n’est pas définitif. À tout moment, pour une journée ou pour un mois, vous pouvez repasser aux multi-injections.
Voir la rubrique « Vivre ses rêves avec le diabète »
Discrète, la pompe à insuline se porte à la ceinture ou dans la poche d’un vêtement. Elle comprend un réservoir de 180 à 300 unités d’insuline, et se relie au tissu sous-cutané par l’intermédiaire d’une petite tubulure (cathéter) et d’une aiguille. Son mécanisme très pointu - et totalement silencieux - permet l’administration de l’insuline à 0,1 unité/heure près. Ce petit appareil fonctionne à l’aide de piles que l’on achète facilement dans le commerce.
Formé dans le cadre de l’éducation thérapeutique, le patient peut aujourd’hui piloter son traitement par insuline en déterminant lui-même la dose qu’il doit s’administrer en fonction de son alimentation, de son activité et, bien sûr, du résultat de sa glycémie capillaire. Pour se faire, celui-ci peut opter pour une pompe à insuline, plus confortable et plus flexible que les injections multiples, et mimant parfaitement le schéma « basal-bolus » de sa sécrétion physiologique. Pour une liberté impensable il y a encore quelques années.
Contrairement au traitement conventionnel par injection, la pompe à insuline reproduit assez fidèlement la sécrétion physiologique du pancréas. Son secret ? La libération automatique à intervalles réguliers de faibles quantités d’insuline en fonction de l’horloge interne propre à chacun. Et la délivrance, au cas par cas, de quantités supplémentaires lorsque celles-ci s’avèrent nécessaires (repas, activité physique, stress…).
La pompe est programmée par le diabétologue en tenant compte des besoins en insuline du patient aux différents moments de la journée. Un débit de base, appelé débit de fond, est automatiquement délivré en fonction des besoins quotidiens de l’organisme. Cet apport reste transitoirement modifiable, soit en ralentissant le débit (activité physique imprévue), soit en pratiquant un complément d’insuline rapide – le bolus – afin de faire face à une hyperglycémie (repas).
Avec la pompe à insuline, vous pouvez presque manger ce que vous voulez, quand vous le voulez. Car si la pompe vous offre une vraie liberté en termes d’horaire de repas et de quantité, elle ne vous dispense pas pour autant des recommandations alimentaires habituelles (voir rubrique « Une alimentation saine et équilibrée » ) qui vous permettent de limiter les complications, notamment cardiovasculaires, liées à la maladie.
Par ailleurs, les utilisateurs de pompe à insuline peuvent mener une vie vraiment très proche de la normale. Travail, école, courses, activités sportives, voyages, grasses matinées… La pompe à insuline permet de varier les rythmes d’activité au cours de la journée en ajustant le plus finement possible son traitement.
De par son mode d’action, la pompe à insuline favorise le contrôle et l’équilibre glycémique. Et qui dit moins de variations dit nécessairement réduction significative des situations à risque.
La pompe à insuline s’adresse aux personnes sous insulinothérapie intensive (4 injections ou plus par jour), à celles souffrant d’hypoglycémies fréquentes, sévères ou imprévisibles (notamment la nuit), ainsi qu’aux personnes nécessitant une surveillance accrue (femmes enceintes, enfants). Le prérequis ? Maîtriser parfaitement l’autosurveillance de la maladie et connaître déjà un peu son diabète.