Parce que la dépense physique lors d’un voyage peut être importante, mais aussi parce que celui-ci peut jouer les prolongations, il est prudent de partir avec une glycémie pas trop basse et une collation en poche. En pratique, demandez conseil à votre diabétologue, car la réaction au stress du voyage est trop variable, parfois vous pouvez baisser légèrement votre insuline active pendant le voyage ou prenez un repas un peu plus copieux que d’habitude, surtout en cas de voyage supérieur à 6 heures. Et dans tous les cas, informez vos compagnons de voyage de votre diabète. Just in case*…
Tous les TGV peuvent rester bloqués plusieurs heures au milieu d’un champ de colza. Et toutes les voitures restaurant ne sont pas nécessairement ouvertes ni suffisamment approvisionnées, même en période de pointe. Alors prévoyez de quoi prendre quelques collations, voire un repas complet.
* Au cas où…
Également appelée thrombose veineuse profonde, la phlébite est l’oblitération d’une veine (la plupart du temps au niveau des membres inférieurs) par un caillot sanguin. À terme et en l’absence de traitement, le risque majeur est l’embolie pulmonaire (par migration du caillot dans une artère pulmonaire). Parmi les facteurs de risque, on retrouve le voyage en avion de plus de 6 heures, mais aussi l’obésité, la grossesse (et la période qui suit l’accouchement appelée le post-partum), l’insuffisance veineuse, la prise d’un traitement hormonal substitutif ou d’une pilule contraceptive… L’âge avancé entre également en ligne de compte : le risque est vingt fois plus élevé après 75 ans qu’avant 40 ans.
Alors en pratique, que faire si on prend un long ou un moyen courrier ?
Source : Société Française d’Angéiologie.
* Si vous portez une pompe, pour éviter de vous déshabiller, placez-la dans une poche facilement accessible pour passer les contrôles. Vous la repositionnerez après.
Anticipez et combattez précocement le mal de mer, car celui-ci, en plus de vous gâcher le voyage, peut devenir un facteur de déséquilibre glycémique. Mesures préventives et médicaments (parlez-en avec votre médecin) devraient pouvoir vous aider.
Pensez par ailleurs qu’un voyage peut être plus long que prévu et glissez dans vos poches de quoi tenir au moins deux collations.
Si vous faites une croisière de plusieurs jours, rapprochez-vous du service médical de bord s’il y en a un, ou prévenez l’équipage de votre maladie et de l’endroit où vous rangez votre trousse médicale.
Les décalages ne dépassant pas trois heures ne nécessitent pas d’ajustement thérapeutique. Au-delà, reportez-vous au protocole établi avec votre médecin avant le départ. Dans tous les cas, restez à l’heure française durant le vol, et vivez à l’heure du pays quand vous serez arrivée.
Au retour, réadaptez votre traitement selon les mêmes principes.